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Le rappeur qui se proclame « voix du peuple », prend la parole pour dénoncer les tares de la société sénégalaise. 5mn 59, la longueur de cette œuvre nous rappelle des trésors tels que Souf si de 23-3 et des bijoux de rappeurs engagés tels que Matar de Kagoular, Fou malade, Gaston, Simon, kilifeu, thiate etc … qui utilisaient leurs plumes pour s’adresser à leurs compatriotes.
Dans ce tube, on voit un Sénégal où le mensonge à plus de pouvoir que la vérité, ou ‘’les rappeurs doivent insulter pour que leurs sons soient des hits’’, ou la presse privilégie les faits divers aux bonnes informations.
En plus de cela, on note un manque de pudeur, une jeunesse plus attirée par les futilités du net, les vidéos pornographiques, la comédie, le divertissement que par le savoir et l’éducation. Ils ont un seul rêve : ’’devenir comme les américains’’. Ils favorisent la culture des blancs au détriment de leur trésor.
Ce qui fait mal à Paco Briz dans ce pays, c’est aussi le fait que certaines personnes gaspillent de l’argent pour attirer l’attention sur eux ; notre fameux « battré » alors que d’autres ne mangent pas à leur faim, le désaccord au sein des communautés religieuses, l’utilisation du mysticisme au lieu de la prière et surtout le fait que des personnes mal intentionnés fassent de mauvaises interprétations des hadiths du Prophète (sws)
Selon KING LEBOU, l’un des plus grand problème du Sénégal, c’est le manque de patriotisme des citoyens sénégalais qui regardent leur gouvernement détourner des fonds, des politiciens qui passent leur temps à raconter des mensonges. Tant de problèmes que les gens feignent d’ignorer comme par exemple l’argent mal acquis, l’indiscipline sur les routes, les cultivateurs en désespoirs, les problèmes des talibés l’augmentation du taux de chômages, les inaugurations de projets inachevés, la création de fausse vie sur internet, L’augmentation du nombre de d’homosexuel et j’en passe …
« Sénégal yelwane kate bou tok si mine d’or » affirme t’il. Un pays si riche et pourtant si pauvre. Riche en ressources mais obligé de tendre la main pour tous ses besoins.
Une seule solution : le retour aux sources. Nous devons puiser des écrits de nos hommes de valeurs et de savoir tel que Cheikh Ahmadou Bamba, Cheikh Anta Diop, puiser de leur savoir, éduquer notre jeunesse pour qu’elle soit consciente de sa richesse, qu’elle s’y inspire pour développer notre chère patrie.
Maria FALL

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